Vous êtes ici : Personnels et recrutement » Enseignants » Enseignants 1er degré public

Destinataires

. Tous les personnels du premier degré 44
Relevé de conclusions de la réunion de négociation préalable du 3 mai  2017

Relevé de conclusions de la réunion de négociation préalable du 3 mai 2017

Le 09/05/2017

Comme le prévoit la règlementation relative à la négociation préalable, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Directeur Académique des services de l’éducation nationale de Loire Atlantique a invité, par courrier en date du 28 avril 2017, les représentants des organisations syndicales du SNUipp-FSU44, du SE-UNSA, du SGEN-CFDT, du SNUDI-FO à prendre part à une réunion de négociation préalable au dépôt d’un préavis de grève pour le 3 mai 2017.

La réunion s’est tenue à la Direction Académique des Services de l’Education Nationale de Loire Atlantique le jeudi 3 mai 2017 de 18h à 18h50.

Représentants de la Direction académique :
  • Dominique JACHIMIAK, Secrétaire Général,
  • Marie-Christine HEBRARD, DAASEN
  • Bernard Le Gall, IENA
     
Représentants des personnels :
  • Pascal Auger, représentant pour le SNUipp-FSU44
  • Patrick Andrieu, représentant pour le SE-UNSA
  • Pascal Lechat, pour le SGEN-CFDT
  • Laurent Bertotti, pour le Snudi-FO


Monsieur JACHIMIAK, secrétaire général, excuse monsieur le Directeur académique absent pour raisons de santé.
Il propose d’entendre les représentants de l’intersyndicale sur les points énoncés dans le courrier en date du 26 avril 2017 envoyé au Directeur académique.

Monsieur AUGER, pour l’intersyndicale, au nom de tous les  membres de la délégation inter-syndicale liste trois  revendications :
  • La dégradation des conditions de travail des psychologues,
  • Le manque de postes de psychologues,
  • L’augmentation du nombre de postes vacants de psychologues scolaires à la rentrée prochaine.

Concernant la dégradation des conditions de travail des psychologues, Monsieur AUGER, au nom de l’intersyndicale, rappelle que quand des postes de psychologues sont vacants dans le département, il est fait appel aux psychologues des autres circonscriptions pour pallier le manque de personnel, ce qui n’est plus acceptable car les collègues sont déjà surchargés de travail dans leur circonscription d’origine. Les envoyer dans d’autres circonscriptions a pour conséquences d’annuler des rendez-vous avec des parents, des équipes éducatives, des bilans et des suivis d’élèves.
Monsieur ANDRIEU, au nom de l’intersyndicale, exprime que les demandes adressées aux psychologues dans ces conditions sont vécues comme un travail à exécuter dans un temps très rapide qui  donne le sentiment que les conditions sont détériorées. Il fait valoir que les dossiers sont des dossiers lourds qui doivent être correctement examinés.
Monsieur LECHAT, au nom de l’intersyndicale, précise que demander aux psychologues scolaires de se rendre hors secteur les met en grande difficulté personnelle malgré un soutien du Collectif et de l’intersyndicale.
Monsieur AUGER, au nom de l’intersyndicale, explicite que la démarche de ce jour s’inscrit dans une demande de recherche de solutions pérennes pour les années à venir. Il explique que la situation risque d’être encore plus compliquée à la rentrée prochaine car il pourrait y avoir 5 postes vacants. Les futurs recrutés dans le cadre du nouveau corps des psychologues ne seront pas en poste mais en formation. Il souhaite également attirer l’attention sur les conditions des départs en formation de psychologues scolaires. Le centre de formation étant à Bordeaux, la distance géographique ne facilite, sans doute pas, les vocations. Par ailleurs, Monsieur AUGER, au nom de l’intersyndicale, propose que soit envisagée la possibilité de bénéficier d’un ou deux postes supplémentaires de psychologues pour assurer les remplacements des collègues arrêtés.
Enfin, Monsieur AUGER, au nom de l’intersyndicale, précise que la perspective de la réquisition des psychologues scolaires a créé un ras-le-bol de la profession car c’est une demande récurrente de l’administration depuis des années qui met à mal les
collègues, mais que s’ils ont un ordre de mission les psychologues scolaires effectueront les missions demandées, comme ils l’ont déjà indiqué. 
Monsieur LECHAT, au nom de l’intersyndicale, interroge sur la situation des autres départements de l’Académie et indique que cette situation relève également de la responsabilité du Recteur.

Monsieur JACHIMIAK, secrétaire général de la Direction Académique des Services de l’Education Nationale, répond que la situation du manque de psychologues scolaires ne peut satisfaire personne. Elle met en évidence que, malgré la création et l’existence de supports d’emplois de psychologues scolaires, les personnels qualifiés font défaut. Avant même d’envisager la piste de postes de psychologues qui effectueraient des remplacements, il est prioritaire de pourvoir les postes existants.
Concernant la situation actuelle, il est rappelé que la mission de service public confiée à l’Education Nationale impose que l’ensemble des élèves, pour lesquels des examens psychologiques sont un impératif au regard de l’orientation ou de la reconnaissance de la situation de handicap, bénéficie des prises en charge nécessaires.
A ce titre, trois psychologues scolaires vont être missionnés pour prendre en charge 6 à 7 élèves chacun.
Monsieur LE GALL, Inspecteur de l’Education Nationale adjoint au Directeur Académique, rappelle que la situation est connue depuis octobre 2016 et qu’une solution est recherchée depuis cette date. Le recours à la mobilisation des psychologues en proximité a été envisagé dès décembre 2016 et une proposition faite lors d’une rencontre entre Monsieur LE GALL et les psychologues. Si cette proposition avait été entendue, elle aurait permis de traiter la situation plus rapidement et sereinement. Il ne s’agit pas d’alourdir le travail des psychologues mais de réorganiser, sous l’autorité de l’Inspecteur de l’Education Nationale,  pilote du pôle ressources, les priorités afin que tous les élèves soient traités sur un pied d’égalité.

Concernant la formation des psychologues scolaires, Madame HEBRARD, DAASEN, précise que si l’argument de l’éloignement du centre de formation à Bordeaux est une réalité, la formation des psychologues scolaires est, à ce jour, organisée dans un cadre national et régional en lien avec les universités.

Monsieur le Secrétaire Général fait valoir que la création du corps des Psychologues de l’Education Nationale est saluée comme une perspective nouvelle. Concernant la préparation de la rentrée 2017, il précise qu’il faut attendre la réalisation de l’ensemble des opérations de mouvement, la sortie de formation des enseignants actuellement en formation et le bilan des exeat-ineat pour pouvoir évaluer le nombre de postes de psychologues restés vacants pour la rentrée 2017.

A la question de Monsieur ANDRIEU, pour l’intersyndicale, concernant les frais de déplacement des psychologues missionnés, il est répondu que ceux-ci seront pris en charge sur une enveloppe départementale.


L’ensemble des points ayant été abordés, monsieur le Secrétaire Général clôt la négociation à 18h50.


Le Directeur Académique
Philippe Carrière

Pour le SNUDI-FO 44 
Laurent Bertotti

Pour le SE-UNSA
Patrick Andrieu

Pour le SNUipp-FSU44
Pascal Auger

Pour le Sgen-CFDT
Pascal Lechat
Type :
Divers
Partager cette page

Rédigé par Nicolas Charles

M.A.J. le 09/05/2017